Le cinéma québécois circule depuis longtemps sous forme de listes qu’on partage sans jamais préciser par quel film commencer. Pour qui découvre la culture d’ici, qu’on soit de passage à Montréal, nouvel arrivant ou simplement curieux du Québec francophone, la vraie question n’est pas tant quels films voir que dans quel ordre les aborder. Cet article propose un parcours de visionnement plutôt qu’un palmarès de plus, avec des repères sur le ton, le registre de langue et l’époque de chaque film, ainsi que les moyens légaux et abordables de les trouver, des bibliothèques publiques aux plateformes de diffusion.

Points clés


  • L’ordre dans lequel on regarde ces films change l’expérience, surtout entre les productions des années 1970 et celles d’aujourd’hui.

  • Le registre de langue varie énormément d’un titre à l’autre, du français standard au parler très local des films de Ricardo Trogi.

  • Le cinéma d’ici reste vivant en salle, avec des succès récents comme Simple comme Sylvain ou Les Chambres rouges.

  • Des plateformes légales et abordables, dont celles offertes par les bibliothèques publiques, donnent accès à ce patrimoine sans coût additionnel.
Table des matières

Trouver le bon point de départ plutôt qu’une liste toute faite

Une liste de dix films ne vaut pas grand-chose si on ignore par où entrer. L’exemple est révélateur. Une connaissance m’a raconté avoir détesté Mommy après l’avoir regardé un soir. En lui demandant quel avait été son film québécois précédent, la réponse est venue, Les Boys, vu en 1997. Vingt-sept années séparent ces deux films, et deux grammaires cinématographiques complètement différentes. Le choc n’a rien de surprenant.

Le cinéma d’ici avance par vagues, et chaque vague a son rythme propre. Le tempo posé des années 1970, le cynisme bavard des années 1980, l’intensité émotive des années 2010. Aborder Les Ordres de Michel Brault un mardi soir après une longue journée demande une disponibilité différente de celle qu’exige une comédie populaire. Le contexte dans lequel on regarde un film compte presque autant que le film lui-même.

Dix films pour bâtir une base solide

Salle de cinéma patrimoniale au Québec où plusieurs classiques ont d'abord trouvé leur public

Plusieurs des films mentionnés ici ont d’abord trouvé leur public dans les salles québécoises.

Pour qui cherche une réponse concrète, voici dix films qui couvrent l’essentiel du cinéma québécois. Mon oncle Antoine (1971) pose les bases de tout ce qui suit. Le Déclin de l’empire américain (1986) montre comment la génération de la Révolution tranquille se parlait entre elle. Jésus de Montréal (1989) surprend encore par son audace. Les Invasions barbares (2003) demeure le seul film en langue française du Québec à avoir remporté l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. La Grande Séduction (2003) assume pleinement son charme populaire. C.R.A.Z.Y. (2005) a marqué toute une génération. Incendies (2010) impressionne par son ambition narrative. Monsieur Lazhar (2011) se distingue par sa retenue. Mommy (2014) frappe par son audace formelle. Les Chambres rouges (2023) démontre que le cinéma d’ici sait aussi construire une tension.

Ce qui unit ces dix films dépasse les prix récoltés. Chacun a d’abord trouvé son public ici, avant que la reconnaissance internationale ne suive. Le succès critique à l’étranger arrive presque toujours après la validation du public québécois, rarement avant.

L’erreur qui fait décrocher après vingt minutes

Commencer par un film d’auteur exigeant ou par une œuvre au registre de langue très chargé, sans sous-titres, reste l’erreur la plus fréquente. Elle coûte cher, parce qu’elle laisse croire que le cinéma québécois ne s’adresse pas à qui n’a pas grandi ici. Des visiteurs francophones d’Europe suivent Incendies sans difficulté, mais peuvent perdre pied devant vingt minutes d’un film de région tourné en 1975. La densité lexicale change complètement d’un titre à l’autre, sans que ce soit une question de niveau de français, seulement de repères culturels.

Une deuxième erreur, plus discrète, consiste à choisir un film uniquement parce qu’il a remporté un prix. Une récompense reconnaît souvent l’audace formelle, pas nécessairement le plaisir immédiat du visionnement. Un film peut être remarquable et rester une mauvaise porte d’entrée. Les deux réalités coexistent très bien.

Choisir un film selon l’humeur du soir

Trois critères aident vraiment à choisir. Le ton, parce qu’une satire sociale et un drame psychologique demandent une énergie différente. Le registre de langue, parce que c’est souvent ce qui détermine si on suit l’histoire ou si on décroche. L’époque, parce que le rythme de montage de 1974 et celui de 2023 relèvent presque de deux disciplines distinctes.

Ce que tu cherches ce soir Le film Durée approx. Ce que ça demande
Comprendre le Québec en un seul film Le Déclin de l’empire américain 1 h 41 De l’attention, les dialogues sont continus
Une émotion forte Mommy 2 h 19 De la disponibilité émotionnelle
Un visionnement léger La Grande Séduction 1 h 49 Rien de particulier
Du suspense Les Chambres rouges 1 h 58 Une tolérance à la tension
Regarder avec un adolescent C.R.A.Z.Y. 2 h 09 Une trame sonore marquante
Quelque chose de court et d’original Vampire humaniste cherche suicidaire consentant 1 h 30 Un humour pince-sans-rire

Pourquoi le cinéma d’ici sonne différemment

Lumière hivernale québécoise, un élément récurrent dans la direction photo du cinéma d'ici

La lumière hivernale influence directement la direction photo de nombreuses productions québécoises.

Le Québec se trouve en Amérique du Nord avec une sensibilité francophone, et cette position se reflète directement dans son cinéma. Plusieurs réalisateurs d’ici ont grandi avec Scorsese et Truffaut dans le même club vidéo de quartier. Le résultat donne des films avec un découpage proche du cinéma américain, combiné à une densité de dialogue plus européenne, un mélange qu’on retrouve difficilement ailleurs.

La langue joue aussi un rôle central. Le parler populaire d’ici possède ses propres traits lexicaux, phonétiques et syntaxiques, et certains films s’en servent comme d’un outil de réalisme social. La définition officielle du joual publiée par l’Office québécois de la langue française précise bien que ce parler ne représente pas la façon de s’exprimer de l’ensemble des Québécois. Un film de Denis Villeneuve et un film de Ricardo Trogi n’évoluent pas dans le même registre.

L’hiver façonne aussi l’image. Six mois de lumière basse influencent directement la direction photo d’un grand nombre de productions, non comme un effet de style, mais comme une contrainte de tournage bien réelle.

Ce qui a marqué les salles depuis quelques années

Le public québécois est resté fidèle à son cinéma. Les compilations Cinéac produites par Téléfilm Canada le montrent année après année, quand un film d’ici touche son public, il le touche fortement en salle, avec des résultats que plusieurs productions étrangères pourraient envier sur un territoire de huit millions de personnes.

Trois tendances se dégagent des dernières années. Le drame social continue de marquer, avec Simple comme Sylvain de Monia Chokri, primé à Cannes et devenu un succès porté par le bouche-à-oreille. Le thriller psychologique s’est modernisé, avec Les Chambres rouges de Pascal Plante, construit autour d’une jeune femme obsédée par les procès criminels très médiatisés. La comédie grand public a aussi repris sa place, avec Le Plongeur de Francis Leclerc, adapté du roman de Stéphane Larue, qui montre qu’un film peut être populaire sans perdre en substance.

Une précision s’impose ici. Le Plongeur n’est pas vraiment une comédie. C’est un film sur la dépendance au jeu, avec des scènes de cuisine en arrière-plan. Ce genre de proposition, à la fois sérieuse et accessible, fonctionne particulièrement bien auprès du public québécois.

Les classiques qu’on nous a mal présentés à l’école

Un classique n’est pas simplement un vieux film. C’est un film que les cinéastes suivants ont repris, consciemment ou non, dans leurs propres œuvres. Trois critères permettent de le reconnaître, la longévité, l’impact culturel et la trace laissée sur la génération suivante.

Mon oncle Antoine de Claude Jutra, tourné dans la région de Thetford Mines, a été désigné meilleur film canadien de tous les temps à plusieurs reprises par des critiques et des cinéastes. Les Ordres de Michel Brault a valu à son réalisateur le prix de la mise en scène à Cannes, pour un film construit autour des arrestations d’octobre 1970. Jésus de Montréal a placé un personnage christique en jeans sur le mont Royal, provoquant des réactions vives à sa sortie.

Le problème avec ces films, c’est qu’on les impose souvent à l’adolescence, dans un contexte scolaire, en segments coupés sur plusieurs cours. Les revoir un dimanche après-midi, une décennie plus tard, révèle généralement une œuvre différente de celle qu’on croyait connaître.

Denys Arcand, Xavier Dolan, deux façons de filmer le Québec

Format carré utilisé dans le film Mommy de Xavier Dolan

Le format carré, un choix formel devenu une signature du film Mommy.

Deux réalisateurs illustrent bien l’étendue du cinéma québécois contemporain, chacun avec une grammaire visuelle distincte.

Par où entrer chez Denys Arcand

Arcand mélange une érudition réelle à un cynisme presque tendre. Il s’attaque aux institutions, à l’université, à l’Église, à la bourgeoisie intellectuelle qui se croit au-dessus de la mêlée, avec des dialogues que les acteurs se disputent encore aujourd’hui. Son passage à l’Office national du film, où il a fait ses débuts en documentaire, explique en partie cette approche, il observe longuement avant de juger.

Sa reconnaissance internationale est bien documentée dans son profil de cinéaste publié par l’Office national du film, Oscar inclus. Pour un premier contact, Le Déclin de l’empire américain reste le choix le plus sûr, avant Les Invasions barbares ou L’Âge des ténèbres. Le film met en scène un groupe d’universitaires qui discutent de leur vie amoureuse pendant une centaine de minutes dans un chalet des Cantons-de-l’Est, avec une écriture qui reste plus incisive que la majorité des dialogues de cinéma actuels.

Ce que Les Invasions barbares raconte vraiment

Le récit tient en peu de mots. Un professeur d’histoire en fin de vie se retrouve entouré, dans une chambre d’hôpital montréalais désordonnée, de son fils devenu financier à Londres, de ses anciennes maîtresses et de vieux amis. Ils boivent, se chicanent et font le bilan d’une génération qui a tout tenté et qui se retrouve face au vide.

Ce qui a permis au film de voyager jusqu’à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, c’est que la mort d’un père se comprend dans toutes les langues. Le système de santé qui craque, le fils qui tente d’acheter des solutions, la fille qui envoie un message vidéo depuis un voilier, tout cela dépasse le contexte local. Rémy Girard y livre l’un des rôles marquants de sa carrière, et Marie-Josée Croze a remporté le prix d’interprétation féminine à Cannes pour ce rôle.

Il n’est pas nécessaire d’avoir vu Le Déclin de l’empire américain avant de regarder ce film, même si certaines répliques prennent un sens supplémentaire pour qui connaît déjà ces personnages plus jeunes. Les Invasions barbares se tient très bien seul, et un grand nombre de spectateurs à travers le monde l’ont découvert sans connaître le premier film.

Xavier Dolan, trois portes d’entrée

Dolan construit ses films autour de musique pop montée avec intensité, de cadrages qui s’écartent des conventions, et de relations amoureuses et familiales qui tournent souvent au conflit. L’accueil qu’on lui réserve varie beaucoup, parfois dans un même visionnement.

Pour la fougue d’un premier film, J’ai tué ma mère, réalisé à dix-neuf ans, capture une rage très personnelle. Pour l’ambition visuelle, Laurence Anyways déploie une fresque sur une décennie, avec une durée de près de deux heures cinquante qui demande une vraie disponibilité. Pour un choc émotif plus direct, Mommy reste le choix le plus accessible.

Mommy, le carré qui a marqué Cannes

Diane, surnommée Die, veuve et directe, ramène à la maison son fils Steve, quinze ans, hyperactif et parfois violent, mais profondément attachant. Kyla, la voisine qui bégaie, s’ajoute au tableau. La relation entre les trois devient une forme d’histoire d’amour, sans en être une au sens habituel.

L’élément formel qui a marqué les spectateurs internationaux, c’est le choix de filmer en format carré, un ratio 1:1 qui enferme visuellement les personnages. Quand Steve écarte les bras sur sa planche à roulettes au son de Wonderwall, l’image s’ouvre soudainement en format large. La salle du Festival de Cannes a réagi fortement à ce moment en 2014, année où le film a reçu le prix du jury, partagé avec Jean-Luc Godard, un cinéaste de vingt-cinq ans aux côtés d’une référence du cinéma âgée de quatre-vingt-trois ans.

Anne Dorval et Antoine-Olivier Pilon y livrent des performances qui restent en mémoire longtemps après le visionnement.

Voir ces films sur grand écran à Montréal

La Cinémathèque québécoise projette régulièrement des copies restaurées de plusieurs titres mentionnés ici, dont des œuvres de Claude Jutra et de Michel Brault. Cette option convient à qui séjourne quelques jours à Montréal et veut voir un film patrimonial dans les conditions pour lesquelles il a été pensé. Consulter la programmation avant le séjour permet de planifier une soirée autour d’une séance précise plutôt que de s’y présenter au hasard.

Consulter la programmation de la Cinémathèque québécoise

Les prix Iris et comment s’en servir

Les récompenses annuelles du cinéma québécois s’appelaient autrefois les prix Jutra, en l’honneur de Claude Jutra. En 2017, après la controverse entourant le réalisateur, le nom a été retiré et remplacé par les prix Iris, remis au Gala Québec Cinéma. La mission reste la même, récompenser les artisans d’ici, du montage au son en passant par les costumes, sous un nom différent.

Comment s’en servir comme filtre de sélection

Trois catégories méritent une attention particulière, meilleur film, meilleure réalisation et meilleur scénario. Quand un même titre apparaît dans les trois catégories la même année, il s’agit généralement d’un gage de qualité fiable. La catégorie meilleur premier film sert de bon indicateur pour repérer les réalisateurs qui vont compter dans les années suivantes.

Où regarder ces films sans se ruiner

Il n’est pas nécessaire de payer pour plusieurs abonnements simultanés pour accéder à ce patrimoine. Avec une carte de bibliothèque, les plateformes numériques de films et vidéos offertes par BAnQ donnent accès à des catalogues complets, documentaires compris, sans frais additionnels.

Type de catalogue Coût Utilité principale
ONF.ca Documentaires et fiction du patrimoine Gratuit en bonne partie Les classiques d’avant 1990
Plateformes BAnQ Fiction, documentaire, archives Inclus avec l’abonnement Explorer sans dépense additionnelle
Éléphant, mémoire du cinéma québécois Restaurations de longs métrages d’ici Location ou via le câblodistributeur Les titres introuvables ailleurs
Crave et illico Sorties récentes et succès populaires Abonnement mensuel Ce qui est sorti en salle il y a un à deux ans
Cinémathèque québécoise Projections en salle, copies rares Prix d’un billet Voir une copie 35 mm en salle

Pour les titres restaurés plus anciens, chercher par nom de réalisateur plutôt que par titre de film donne généralement de meilleurs résultats. Les catalogues sont souvent classés de façon inégale, et c’est fréquemment ainsi qu’on tombe sur la copie encore disponible.

Cinéma québécois et cinéma canadien, une distinction utile

Il s’agit de deux industries distinctes. Le cinéma québécois forme un écosystème à part, majoritairement francophone, avec ses propres vedettes peu connues dans le reste du pays, ses propres institutions comme la Cinémathèque québécoise, ses propres festivals comme le Festival de cinéma de la ville de Québec, et ses propres circuits de distribution.

Un film québécois vise d’abord son public de huit millions de personnes. Un film canadien anglophone se compare presque immédiatement au marché américain voisin, une comparaison qu’il perd souvent. Cette différence produit deux esthétiques distinctes. Quand un grand quotidien torontois a publié un palmarès des cent meilleurs films canadiens en omettant plusieurs titres québécois marquants, la réaction à Montréal n’a surpris personne.

Un parcours simple pour les quatre prochaines semaines

Un parcours progressif reste plus utile qu’une liste isolée. Première semaine, un classique fondateur, Mon oncle Antoine ou Le Déclin de l’empire américain. Deuxième semaine, un film primé à l’international, Les Invasions barbares ou Incendies. Troisième semaine, une comédie accessible pour respirer, La Grande Séduction. Quatrième semaine, un film sorti au cours des trois dernières années, idéalement un premier long métrage.

Après ce parcours, une liste devient moins nécessaire. Les préférences se précisent, et il devient plus naturel de suivre des noms de réalisateurs que des palmarès.

Questions fréquentes
Faut-il maîtriser le parler populaire québécois pour comprendre ces films

Non, dans la majorité des cas. Des films comme Incendies, Monsieur Lazhar ou Les Invasions barbares se suivent en français standard avec un accent québécois, sans plus. Les films ancrés dans un registre très local, dont certains de Ricardo Trogi, demandent davantage d’habitude d’écoute.

Où puis-je voir des films québécois avec des sous-titres

Les plateformes de BAnQ et le site de l’Office national du film offrent souvent des sous-titres en français, ce qui aide beaucoup lors des premiers visionnements. Certaines plateformes commerciales proposent aussi des sous-titres en anglais pour les titres récents.

Quelle est la différence entre les prix Jutra et les prix Iris

C’est le même gala sous un nom différent. Les prix Jutra ont été renommés prix Iris en 2017, après la controverse entourant Claude Jutra. La mission de récompenser les artisans du cinéma québécois n’a pas changé.

Les films québécois sont-ils faciles à trouver hors Québec

Les titres primés en festival, comme Incendies ou Mommy, circulent assez bien sur les plateformes internationales. Les comédies populaires locales voyagent beaucoup moins et se trouvent surtout via les plateformes canadiennes ou les bibliothèques.

Par quel film commencer si je n’ai jamais rien vu du cinéma québécois

Le Déclin de l’empire américain pour un premier contact plus exigeant, ou La Grande Séduction pour une entrée plus légère. Les deux se suivent facilement et donnent une bonne idée du ton local avant d’aborder des films plus denses.

Le cinéma québécois se comprend mieux par un parcours progressif que par une liste fixe. L’ordre des visionnements, l’attention portée au registre de langue et la connaissance du contexte de chaque décennie changent complètement la manière de recevoir ces films. Les autres guides culturels et itinéraires publiés sur Quebec Vibes suivent la même logique, celle de prendre le temps de comprendre un lieu ou une œuvre plutôt que de la cocher rapidement.

Poursuivre la découverte de la culture québécoise

Quebec Vibes publie régulièrement des guides sur les quartiers, les festivals et le patrimoine culturel du Québec, écrits pour qui veut comprendre la province au-delà des itinéraires accélérés. Consulter le site permet de planifier un séjour ou une soirée culturelle avec des repères concrets plutôt qu’avec des recommandations génériques.

Consulter les guides culturels de Quebec Vibes

Photo de l'équipe de rédaction de Quebec Vibes

À propos de l’auteur

Quebec Vibes est écrit par une équipe basée au Québec qui préfère les longs séjours dans peu d’endroits aux itinéraires chargés. Entre les ruelles de Québec, les routes des Cantons-de-l’Est et les salles de cinéma patrimoniales de Montréal, l’équipe documente la culture québécoise avec l’attention qu’on porte à un lieu qu’on connaît vraiment, pas celle qu’on emprunte à un dépliant touristique.